Des dernières assises européennes du plurilinguisme que nous avons tenues à Bucarest, j’ai ressorti du témoignage de plusieurs entreprises que l’opinion publique est très en retard sur les entreprises elles-mêmes. Pour celles-ci, la question de l’anglais est dépassée. Bien sûr qu’il est important de maîtriser correctement l’anglais et cela d’autant plus que l’on s’élève dans la hiérarchie, mais le besoin linguistique ne se limite pas à l’anglais, il dépend des territoires, des clients et des partenaires. De plus, la question n’est pas strictement linguistique. La compétence souhaitée est aussi culturelle. Il faut comprendre les valeurs en présence, les comportements, les rapports hiérarchiques, la négociation, etc. Et la connaissance de l’anglais de ce point de vue ne suffit pas du tout.

- Christian Tremblay, président de l’Observatoire Européen du Plurilinguisme