Anglemonde Observatoire de l'anglais

‪La fois où Richard Martineau a publié un appel génocide au nom de la liberté d'expression ‬

Extrait de "Mort aux Madelinots", un texte que j'avais publié dans le journal Voir en 2000.

Dans le temps, le rédacteur du journal, Richard Martineau, avait trouvé ça pas mal bon.

"La solution évidente est d’élargir la portée de la loi pour protéger un plus grand nombre de concitoyens contre les méchants qui disent de vilaines paroles qui font de la peine. Il faut élargir la définition de "groupe identifiable" dans la loi pour inclure les snobs, les fumeurs, les enfants, les tatoués, les chauves, les quétaines, les avocats, les skaters et même les racistes. Il faut que tous les sous-groupes de citoyens soient également protégés contre la haine, jusqu’au jour où le simple fait d’écrire "mort aux cons" soit passible de cinq ans d’emprisonnement."

"L’autre solution, c’est d’accepter la liberté d’expression dans toute sa formidable puissance. De reconnaître qu’on ne peut pas séparer la liberté de haïr de la liberté de dire ce qu’on pense. De reconnaître qu’on ne peut pas donner la liberté d’expression aux éditorialistes polis et cultivés et la retirer aux morons ignorants. La liberté d’expression balisée n’est plus une liberté, c’est une permission d’expression."

Pas vraiment dans le thème d'Anglemonde, mais quand même d'actualité.