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Est-ce que les chauffeurs d'Uber à Montréal devront savoir parler français ?

Les chauffeurs de taxi de Montréal et du Québec doivent savoir parler français. C’est la loi. C’est en grande partie ce qui explique la surreprésentation des Haïtiens et des Maghrébins dans l’industrie : les autres immigrants n’ont pas les compétences linguistiques.

Mais est-ce qu’il faut savoir parler français pour conduire avec Uber ?

Il semble que non.

Depuis l’entrée en vigueur du projet-pilote qui légalise — temporairement — les opérations de l’entreprise au Québec, les chauffeurs d’Uber doivent se procurer toute une série de documents supplémentaire, incluant des numéros de TPS et de TVQ et un permis de conduire de classe 4c.

Contrairement aux chauffeurs de taxi, les chauffeurs d’Uber n’ont pas besoin d’obtenir un permis de chauffeur de taxi, un document différent du permis de conduire 4c.

La classe 4c est une classe de permis de conduire qui autorise les automobilistes à conduire un taxi sur la voie publique, mais ce n’est pas suffisant pour faire du transport rémunéré. Pour exercer le métier les chauffeurs doivent aussi obtenir un permis de chauffeur — un pocket number : la petite carte avec une photo et un numéro accrochée derrière le siège du chauffeur — émis par le Bureau du Taxi et du Remorquage de la Ville de Montréal, ou par la SAAQ ailleurs au Québec.

Les règles d’obtention du pocket à Montréal sont claires : le chauffeur doit pouvoir “comprendre, parler et lire le français et l’anglais de manière suffisante pour l’exercice de son travail (…)”

Ailleurs au Québec, seule la connaissance du français est exigée.

Uber demande à ses chauffeurs de fournir, en plus du permis de conduire avec la classe 4c, une preuve d’immatriculation, leur dossier de conduite à la SAAQ, une preuve vérification de leurs antécédents criminels, une preuve d’assurance et des numéros de TPS et de TVQ, mais contrairement aux chauffeurs de taxi, les chauffeurs d’Uber ne sont soumis à aucune exigence linguistique.

New York et Londres

Depuis le 14 octobre, la ville de Londres oblige les chauffeurs d’Uber à passer un test d’anglais. La même semaine, la ville de New York a éliminé le test d’anglais que les chauffeurs de taxi devaient passer avant de pouvoir exercer leur métier.

UberEnglish

En 2015, Uber a lancé le service UberEnglish qui permet à ses clients d’exiger un chauffeur qui parle anglais dans plusieurs villes asiatiques et sud-américaines.